Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

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Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par everhard le Mar 24 Sep - 12:01

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À Alain Soral, président d’E&R,

Aux camarades d’E&R,

Je suis un jeune professeur d’espagnol contractuel dans l’Éducation nationale et je me suis intéressé à l’histoire de l’immigration espagnole en France. Issu moi-même de cette immigration, j’avais un double intérêt à faire des recherches sur ce sujet.

Je suis parti d’une situation qui était la suivante : quand on observe un peu, on peut se rendre compte que dans tous les corps de métier il n’est pas rare de trouver des patronymes hispaniques et même chez de nombreuses personnalités du sport, du journalisme, de la politique ou du show business (Alonso, Bravo, Dominguez, Fernandez, Garcia, Hernandez, Hidalgo, Lopez…). Je ne comprenais pas le décalage alors qui existait entre ma propre histoire et celle de ces Espagnols d’origine, pour qui l’intégration n’a jamais posé aucun problème. J’entends encore Bruno Solo chez Ardisson prétendre que la France avait intégré les Polonais, les Italiens, les Espagnols et qu’elle avait un problème avec les autres. Pourtant j’ai personnellement dû me battre plus que les autres, en tout cas autant qu’un Maghrébin, pour faire autre chose que du travail à l’usine, de la maçonnerie ou devenir voleur ou dealer. Mais l’histoire de l’immigration espagnole m’a permis de comprendre d’une part qu’il y a certains Espagnols plus assimilables que d’autres et d’autre part que les problèmes d’intégration des immigrés en général et de leurs descendants ne sont pas liés à leur origine ethnique mais à la période d’immigration dont ils sont issus. Je vais développer ce que j’avance de manière assez brève en quatre parties.

Des immigrations espagnoles

L’immigration espagnole à la particularité de s’étendre sur plus d’un siècle avec plusieurs « vagues » identifiables. La première s’étend sur une large période entre la deuxième moitié du XIXe siècle jusqu’en 1914. À cette époque, les migrants espagnols pauvres, vivant dans un pays qui connaît une famine comparable à celle du tiers monde de nos jours, se tournent plutôt vers l’Amérique, mais beaucoup vont également s’installer en France près de la frontière espagnole où à Paris.

La deuxième « vague » ou période, qui s’étend sur un laps de temps plus court, correspond aux années 1920. Puis dans les années 40, des milliers de réfugiés politiques fuient la répression franquiste et passent les Pyrénées. Enfin, les années 60 vont voir rentrer en une dizaine d’années des centaines de milliers de travailleurs espagnols avec leurs familles. Beaucoup d’entre eux retournent au pays dans les années 80. Mais la crise actuelle que connaît l’Espagne pousse les jeunes diplômés à l’exode et un nouveau phénomène migratoire d’ampleur est en train de s’observer dans ce pays.

Une immigration hétérogène

Les Espagnols étant comme les autres, ils sont une somme d’individus sensiblement divers. Au-delà de la différence entre Catalans, Basques, Castillans et Andalous, c’est surtout la composition sociale qui diffère d’un individu ou d’une famille à l’autre.

Ainsi, on ne peut pas mettre sur le même plan le lumpenproletariat espagnol, qui constitue la majeure partie des vagues migratoires, et les petits et grands bourgeois de gauche qui ont fui le régime franquiste (la famille Semprun) où qui se sont installés à Paris par amour de la bohême (Dali, Picasso, Arrabal).

D’ailleurs les réfugiés politiques et les immigrés « économiques » ne s’entendaient pas très bien. Cependant au sein même des immigrés « économiques » on pouvait observer des différences d’éducation et d’instruction notables. Ainsi parmi les immigrés venus dans les années 60 par exemple, alors que certains étaient issus de la petite bourgeoisie déclassée, la plupart venaient des coins les plus misérables d’Andalousie ou de Galice. Ils vivaient dans des bidonvilles, étaient analphabètes et vivaient souvent du vol et de la contrebande. Beaucoup d’entre eux étaient des Gitans ou des paysans indigents.

L’intégration des Espagnols, une intégration réussie ?

Il est vrai que l’on voit beaucoup de noms espagnols qui peuplent tous les corps de métier et de nombreuses personnalités politiques, du show-business, du journalisme, etc., sont issues de cette immigration. Mais peut-on dire pour autant que les immigrés européens sont mieux intégrés que les Africains (Maghrébins et Subsahariens) ?

Pour répondre à cette question il suffit de s’intéresser à l’origine sociale des personnalités en question et à la période d’immigration dont ils sont issus.

En réalité on constate que la plus grande partie sont issus de la première grande vague d’immigration et qu’ils descendent essentiellement des espagnols qui s’étaient installés en Algérie durant cette période (Marcel Cerdan, Nicole Garcia, Emmanuel Robles, Marthe Villalonga). Il faut savoir que les européens qui vivaient en Algérie, tout comme les juifs, avaient obtenu la citoyenneté française. Leurs descendants qui sont venus par bateau en 1962 dans la métropole n’étaient pas dissociés des autres Français d’Algérie, ils étaient des pieds-noirs comme les autres et se sont, par conséquent parfaitement intégrés en métropole.

Ensuite il y a ceux qui sont issus de l’immigration politique (la famille Semprun, Isabelle Alonso, Christine Bravo, Cali, Luis Mariano, Leny Escudero, Isabel Otero, Paco Rabanne). Ceux-ci ont bénéficié de trois facteurs déterminants pour leur intégration : d’abord un niveau minimum d’instruction de leurs parents, ensuite un attachement inconditionnel à l’École républicaine française expliqué par la haine du régime monarchique espagnol, et enfin un contexte favorable économiquement et socialement puisque leurs enfants sont nés et ont grandi sous les Trente Glorieuses, dernière période qui permettait encore l’intégration par l’école et par le monde du travail.

La génération suivante, celle issue de l’immigration arrivée vers la fin des Trente Glorieuses n’a pu bénéficier d’aucun de ces facteurs, c’est même tout le contraire : des parents sans ou avec très peu d’instruction, sans attachement particulier à la France et à la République et dont les enfants ont grandi pendant les années de crise et dans l’idéologie SOS Racisme. Cette génération-là n’a donné essentiellement que des ouvriers, des maçons ou des chômeurs pour les plus jeunes chez les hommes et des femmes de ménages ou des vendeuses de prêt à porter chez les femmes. (Pour ma part, je suis une des rares exceptions car j’ai réussi à devenir professeur… d’espagnol et encore non-titulaire.) Pour le prouver, il suffit de faire la comparaison avec l’immigration portugaise, qui, il faut le rappeler est la plus nombreuse, car le plus gros de cet apport date des années 60. Or, rares sont les personnalités d’origine portugaise à part quelques icônes stéréotypées comme Linda de Souza, Lio ou Luis Rego.

Quelle différence avec les Maghrébins ?

Le gros de l’immigration maghrébine étant venue dans les années 60, il est donc normal qu’ils aient connu le même contexte de crise sociale et de régime d’assimilation aggravé par le travail de la gauche antiraciste, qui leur a fait détester la France et les Français en raison de la colonisation. Cette même idéologie soi-disant antiraciste prétend que l’intégration des Européens se serait mieux passée. C’est faux ! Car on a constaté que les immigrés européens venus à la même période n’avait pas bénéficié du contexte favorable qui a permis l’intégration de leurs prédécesseurs.

Ainsi, on voudrait nous faire croire que les problèmes d’intégration sont consubstantiels aux Maghrébins et Africains parce qu’ils seraient culturellement trop différents, voire considérés comme inférieurs par un État et des employeurs supposément racistes. Et les instituts de statistiques participent à cette vision en publiant des travaux où les immigrés sont classés et regroupés en fonction de leur origine ethnique mais jamais en fonction de la période de flux migratoire à laquelle ils appartiennent ou dont ils sont issus. C’est ainsi qu’on entretient le mensonge de l’intégration des communautés européennes et qu’on oppose les communautés immigrées entre elles. Les Européens n’ont jamais bénéficié de traitement de faveur. D’ailleurs, les ressortissants des ex-colonies étaient même prioritaires sur les Européens pour l’accès aux logements sociaux, ce qui explique pourquoi dans les années 80 les bidonvilles autour de Paris accueillaient encore beaucoup de Portugais.

Voilà qui explique pourquoi d’une part, je n’ai pas grand chose en commun avec une Isabelle Alonso ou un Manuel Valls (fils d’un peintre catalan et d’une femme de la haute bourgeoisie suisse… quand même !) et pourquoi, d’autre part, j’ai eu tant de mal à m’intégrer. Les immigrés espagnols des années 60 ont surtout engendré parmi l’élite quelques joueurs de foot (Luis Fernandez, Mathieu Valbuena) et une Anne Hidalgo qui n’est autre que la Rachida Dati espagnole. En conclusion, je crois que ce travail contribue à démystifier l’escroquerie ethniciste que le système entretient depuis des années à propos de l’immigration et qui ne fait que nous diviser entre jeune Français de même condition.

Salutations fraternelles,

P. B.
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Message par clovis_1er le Ven 28 Fév - 6:55

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Officiellement, 200 000 personnes environ s'installent en France chaque année, un niveau faible en comparaison d'autres pays développés, comme l'Allemagne. Vous affirmez que cette présentation masque à la fois l'importance relative de l'immigration par rapport à la population totale et les changements dans sa composition.

Michèle Tribalat : Je n'affirme rien de tel. Le flux d'immigration dépasse 200 000 seulement depuis 2002 (voir la série 1994-2008 établie par Xavier Thierry à l'Ined). Je critique l'usage du solde migratoire pour définir le régime migratoire de la France. Ce solde est le résidu de l'équation démographique de l'année : + 39 000 en 2010 (Insee). Il n'est pas mesuré, comme dans d'autres pays, à partir d'un enregistrement des entrées (que l'on connaît très imparfaitement) et des sorties du territoire (que l'on ne connaît pas). Dans mon livre, je montre que ce solde global, à supposer qu'il soit correctement estimé, fait la moyenne entre un solde migratoire positif des immigrés et un solde migratoire négatif des natifs. J'explique aussi qu'il faut distinguer deux arguments : celui qui suppose que nous sommes historiquement dans un régime migratoire de basse intensité et celui qui nous situe par rapport à nos voisins. En termes relatifs, l'accroissement de la proportion d'immigrés dans les années 2000 est comparable à celui observé pendant les Trente Glorieuses, même si les flux ont été moins intenses qu'au Royaume-Uni, par exemple. La définition de l'immigration en Allemagne n'a rien à voir avec celle de la France. Les chiffres ne sont pas directement comparables.

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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Briard le Ven 28 Fév - 8:01

Hormi qu'à l'époque des Trente-Glorieuses, il y avait du travail à offrir à ces immigrants alors qu'aujourd'hui il n'y a que des aides sociales !!
Cherchez l'erreur !!
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par clovis_1er le Mer 5 Mar - 6:14

La présence d’immigrés en surnombre par rapport aux besoins réels de notre économie crée, outre une pression importante à la baisse sur les salaires offerts pour les emplois peu qualifiés, une part du chômage des natifs que Gérard Pince a calculée. Il ressort de son calcul que le surnombre des immigrés en provenance du tiers-monde a pour conséquence le chômage de 1 million de natifs et de 500.000 de ces immigrés ! Contrairement à ce que les gens des médias nous disent et écrivent en permanence, l’immigration crée du chômage, ce que Maurice Allais écrivait déjà en 1998.
Il faut ajouter que la présence des immigrés nous contraint à investir dans des logements sociaux et des infrastructures (écoles, hôpitaux…) ; Maurice Allais estimait que, lorsqu’un travailleur supplémentaire s’installe en France, les infrastructures nécessaires coûtent quatre années de son salaire annuel, soit pour 200.000 entrées annuelles un coût total de l’ordre de 16 à 20 milliards d’euros par an. Les ressources financières immobilisées dans ces infrastructures sont autant de ressources qui ne sont pas investies dans l’appareil de production du fait que ces travailleurs ne sont pas nécessaires à notre économie parce que nous disposons de réserves considérables de main-d’œuvre inemployée (2,6 millions de chômeurs en 2011 mais plus de 3 millions aujourd’hui) et mobilisable en revenant à la semaine de 39 heures (plus de 2 millions d’équivalent temps plein), sans parler de l’inéluctable allongement de la vie professionnelle. Sachant que le chômage minimal se situe aux alentours de 4% de la population active, soit environ 1.000.000 de chômeurs, il apparaît très clairement que nous n’avons pas besoin d’immigrés supplémentaires et qu’il y en a déjà beaucoup trop.

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Message par Colonel Henri le Mer 5 Mar - 10:37

Briard a écrit:Hormi qu'à l'époque des Trente-Glorieuses, il y avait du travail à offrir à ces immigrants alors qu'aujourd'hui il n'y a que des aides sociales !!
Cherchez l'erreur !!

Pas tout à fait vrai, Briard...

L'élite a du travail à offrir à tous ces immigrants : Le notre, pour beaucoup moins cher et sans protection sociale.
Parce qu'il est faut de prétendre que les français refusent de faire certains boulots. Ils veulent juste être payé pour le faire.
Or, si l'on prend le travail de maître chien, par exemple, on constate que la majeur partie d'entre eux sont des africains, payés 1200 euros par mois, avec des semaines de 6 jours et des journées de 8h. Le chien est à leur charge, bien entendu...
Un travailleur français exigerait, comme le prévoit le code du travail, d'être payé en heure de nuit, demanderait ses paniers repas, ferait respecter les 35h hebdomadaire... Ce qui contrarierait fort le patron et les clients du patron dont le seul objectif est la baisse des coûts du travail pour une augmentation des bénéfices...qui va la plupart du temps dans la poche des actionnaires.

Un tout autre exemple... Après dix ans d'étude de médecine, nos meilleurs médecins partent à l'étranger. Pourquoi ? Parce que les hôpitaux préfèrent embaucher des médecins marocains ou tunisiens qu'ils peuvent payer moins cher en considérant qu'un médecin marocain ne vaut pas un médecin français. De deux choses l'une : soit c'est faux, et c'est du racisme pur et dur... Soit c'est vrai, et on se fiche des malades, au nom de la rentabilité. Dans les deux cas, c'est dégueulasse.

En réalité, le calcul de l'élite est simple.
Donner le travail des français aux étrangers permet de faire grimper les bénéfices, et de rendre les étrangers responsables de la crise aux yeux des français.
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Message par GIBET le Mer 5 Mar - 14:04

Colonel Henri a écrit:
Briard a écrit:Hormi qu'à l'époque des Trente-Glorieuses, il y avait du travail à offrir à ces immigrants alors qu'aujourd'hui il n'y a que des aides sociales !!
Cherchez l'erreur !!

Pas tout à fait vrai, Briard...

L'élite a du travail à offrir à tous ces immigrants : Le notre, pour beaucoup moins cher et sans protection sociale.
Parce qu'il est faut de prétendre que les français refusent de faire certains boulots. Ils veulent juste être payé pour le faire.
Or, si l'on prend le travail de maître chien, par exemple, on constate que la majeur partie d'entre eux sont des africains, payés 1200 euros par mois, avec des semaines de 6 jours et des journées de 8h. Le chien est à leur charge, bien entendu...
Un travailleur français exigerait, comme le prévoit le code du travail, d'être payé en heure de nuit, demanderait ses paniers repas, ferait respecter les 35h hebdomadaire... Ce qui contrarierait fort le patron et les clients du patron dont le seul objectif est la baisse des coûts du travail pour une augmentation des bénéfices...qui va la plupart du temps dans la poche des actionnaires.

Un tout autre exemple... Après dix ans d'étude de médecine, nos meilleurs médecins partent à l'étranger. Pourquoi ? Parce que les hôpitaux préfèrent embaucher des médecins marocains ou tunisiens qu'ils peuvent payer moins cher en considérant qu'un médecin marocain ne vaut pas un médecin français. De deux choses l'une : soit c'est faux, et c'est du racisme pur et dur... Soit c'est vrai, et on se fiche des malades, au nom de la rentabilité. Dans les deux cas, c'est dégueulasse.

En réalité, le calcul de l'élite est simple.
Donner le travail des français aux étrangers permet de faire grimper les bénéfices, et de rendre les étrangers responsables de la crise aux yeux des français.
+1000!  :bravo: 
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Invité le Mer 5 Mar - 15:56

je suis d'accord sur l'ensemble à une petite nuance près c'est que ce n'est pas tout à fait vrai que c'est pour rendre les étrangers seuls responsables de la crise puisque l'embauche des immigrés ne date pas d'aujourdhui ni d'hier mais je dirais d'avant hier , hors il n'y avait pas de crise "avant hier " alors soyons précis et pas de simples raccourcis .  qui permettent de pointer du doigts pas que les étrangers .....
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Message par everhard le Mer 5 Mar - 16:22

de toute façon l'immigré est la première victime du système, et nous en assumons les conséquences, chômage qui se créé pour certains français, communautarisme de plus en plus prononcé, criminalité etc etc....




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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Henri Beaufort le Mer 5 Mar - 16:28

Bon il y a aussi une part que certains français ne veulent pas faire certains boulot, il y a un peu de vérité mais je rejoint tout à fait le Colonel
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par everhard le Mer 5 Mar - 16:37

bah le français qui a BAC+5 oui c'est normal qu'il ai pas envie de sortir les poubelles.

les autres français qui on besoin de thune sans diplôme eux refusent pas le boulot
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Bens le Mer 5 Mar - 16:38

everhard a écrit:bah le français qui a BAC+5 oui c'est normal qu'il ai pas envie de sortir les poubelles.

les autres français qui on besoin  de thune sans diplôme eux refusent pas le boulot

 :plus1: 
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Message par Invité le Mer 5 Mar - 18:07

Bens a écrit:
everhard a écrit:bah le français qui a BAC+5 oui c'est normal qu'il ai pas envie de sortir les poubelles.

les autres français qui on besoin  de thune sans diplôme eux refusent pas le boulot

 :plus1: 

On a incité depuis des années les jeunes à faire des études c'était pas bien dêtre plombier et les parents encore plus c....s qui croient que leurs rejetons sont tous des lumières se sont sacrifiés pour beaucoup pour les entretenir des années en fac , alors maintenant ces jeunes dont l'avenir est obscurci  ils doivent prendre n'importe quoi comme travail  ou partir à l'étranger ,et bien non pas d'accord , tout le monde doit assumer ses erreurs , l'état en premier qui est responsable en partie de cet état de fait .
je comprends qu'un jeune diplomé ne veuille pas perpétuellement prendre des emplois de M;;;e une fois passe encore , mais plusieurs fois non .
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Bens le Mer 5 Mar - 18:40

Je ne vois pas pourquoi un jeune qui a fait des études devrait accepter un emploi sous-qualifié et payé une misère. En plus de prendre la place justement d'un jeune sans qualification.

Alors quoi ? Le mec a bac+5 et il doit accepter un poste de balayeur payé au SMIC ? On mettra ça sur le compte de "oh c'est la crise faut pas chipoter".

Je suis à BAC+2 sur un poste niveau BEP, et payé au SMIC moi. Mais je ne compte pas faire ça toute ma vie, c'est clair et net.
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Henri Beaufort le Mer 5 Mar - 19:52

Mais qu'il y a t'il d'autre ? C'est ça le problème.
Moi dans mes orientations j'ai toujours voulu être fonctionnaire, pour la sureté de l'emploi (et affinité bien entendu), aujourd'hui si l'on veut un boulot et le garder toutes sa vie c'est la fonction publique ou les haut fonctionnaires, mais c'est très très dur, d'autant plus si l'on va dans les très haute écoles.
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Georges61 le Mer 5 Mar - 20:44

Un libéral qui cherche la sureté de l'emploi ! :lol: 
Mais tu rêves, la droite que tu soutiens est contre la sécurité à vie des fonctionnaires et fera tout pur que cette sécurité s'arrête. Un grand libéral comme toi devrait rêver d'entreprendre de diriger une entreprise privée, et non de pantoufler dans un ministère.
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par clovis_1er le Mer 5 Mar - 21:34

Bens a écrit:
everhard a écrit:bah le français qui a BAC+5 oui c'est normal qu'il ai pas envie de sortir les poubelles.

les autres français qui on besoin  de thune sans diplôme eux refusent pas le boulot

 :plus1: 

 :affraid: 
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Henri Beaufort le Mer 5 Mar - 21:45

Georges61 a écrit:Un libéral qui cherche la sureté de l'emploi ! :lol: 
Mais tu rêves, la droite que tu soutiens est contre la sécurité à vie des fonctionnaires et fera tout pur que cette sécurité s'arrête. Un grand libéral comme toi devrait rêver d'entreprendre de diriger une entreprise privée, et non de pantoufler dans un ministère.
Cela dépends, j'ai toujours aimé administrer et gérer, je préfère choisir la gestion de l'état que celle d'une entreprise, c'est pour cela que je cherche à être haut fonctionnaire.
Mais il est vrai que gérer une entreprise privé m'effleure l'esprit, mais je préfère devenir le prisonnier de la chose publique.
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Colonel Henri le Mer 5 Mar - 22:21

Tu sais Henri, je bosse pour un service publique (enfin, ce qu'il en reste). Et bien figure toi que même là, tout est bon pour foutre les salariés dehors. On commence par leur faire faire des CDD à répétition, puis on leu fout une pression phénoménale. Ceux qui craquent, on les harcèle encore plus jusqu'à ce qu'ils foutent le camp eux-mêmes...

La semaine dernière, j'ai défendu une jeune femme en conseil de discipline... Endettée jusqu'au trognon à cause d'une promesse non tenue de la part d'un responsable de la boîte, elle a voulu prendre des congés pour accompagner sa mère mourante. Refusés... Alors elle s'est fait mettre en arrêt de travail. On l'a accusé de falsification d'arrêt maladie. J'ai plaidé pendant 45 mn (un record...). Mais...la direction refuse de reconnaître ses torts. Décision : Révocation... J'en suis à devoir préparer un recours en grâce...

Le temps du boulot pépère dans une administration, c'est terminé Henri. Même avec les socialos au pouvoir (ils sont pire que les autres...) Si je n'étais pas si vieux, je tenterai ma chance dans le privé, où parfois, quand tu as du talent, tu as une petite chance de survivre.
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Henri Beaufort le Mer 5 Mar - 22:42

Non je parlais travailler en temps que professeur, ou bien si je réussis l'ENA à la cours des comptes
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par everhard le Jeu 6 Mar - 6:39

lors d'une réunion à paris dans un grand cabinet d'expert comptable, j'ai rencontré le plus haut commissaire aux comptes de France (c'est une conférences sur l'avenir de la mutualité et des comités d'entreprises) plutôt marrant comme type, il se présente me dit "tu mange la ? moi : euh oui. lui : bah j'espère qu'il y a de la bières sinon je me casse." ahahahhahha
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Aramis13 le Dim 29 Jan - 8:17

Il y a tout de même un critère que vous passez sous silence et qui pourtant est éclatant ! C'est les différences de cultures et de religions !
Lorsqu'on parle d'immigration espagnole, italienne ou polonaise, on parle d'une immigration européenne dont les racines, en général, sont judéo-chrétiennes, gréco-latines, et celtes. L'immigration espagnole, dont il faut aussi évoquer la partie algérienne et marocaine, encore beaucoup plus ancienne que la partie franco-française en est la démonstration. A ce sujet je rectifierai les dates des dernières vagues d'immigration espagnole au-delà des pyrénées qui se sont faites, non pas dans les années 40, mais avant, à partir de 1936...
Le fait que l'immigration d'origine nord africaine et sub africaine ne peut pas s'intégrer est une évidence ! Le communautarisme n'est pas le fait d'un rejet des Français, mais bien d'un refus et d'un repli sur une communauté civilisationnelle ! Des immigrés d'origine maghrébine ont réussi à s'intégrer parce qu'ils se sont nettement séparés de leurs communautés d'origine et de leur religion. Mais ils sont minoritaires. Il suffit de regarder autour de soi !
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Charly le Dim 29 Jan - 18:10

Le Maghreb et l'Afrique sub-saharienne est issue de l'ancien empire colonial de la France, tout comme l'Indochine. mais si les immigrés sud-asiatiques ne posent aucun problème d'intégration, il est évident que l'Afrique reste un problème majeur.
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Okapi le Mar 14 Fév - 11:59

Aramais a raison, il y a un problème de culture certaine avec les immigrés nord africains. Je ne vois comment on peut le nier.
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Re: Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

Message par Aramis13 le Mer 15 Fév - 15:10

Tout simplement parce que ces immigrés ont été "arabisés" donc convertis à l'Islam, qui est incompatible avec les lois républicaines et laïques..
On l'a bien perçu en Algérie au moment du décret Crémieux qui offrait la citoyenneté française aux Juifs et aux Musulmans. les Juifs l'ont acceptée, alors que les Musulmans qui tenaient à leur statut coranique l'ont refusée dans une grande majorité. 10 à 15.000 l'ont accepté sur une population qui à l'époque comptait 2 millions d'individus... De là en est découlé le double collège que certains essaient de mettre sur le dos des "colons", racistes et xénophobes, alors qu'ils n'y étaient pour rien !
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